Colère et frustration chez le petit de 18 à 24 mois environ
- sylviegerber9
- 21 avr.
- 3 min de lecture
Introduction :Entre 18 mois et 2 ans, les tout-petits traversent une période de développement intense, marquée par l’émergence de la volonté propre et la frustration face à leurs limites. Les colères, souvent spectaculaires, sont normales et saines. Elles expriment un besoin d’autonomie et un manque de moyens pour communiquer. L’enjeu pour les parents ? Accueillir ces émotions sans renforcer les comportements indésirables, surtout lorsqu’il n’y a pas de danger.
1. Comprendre l’origine des colères
À cet âge, l’enfant découvre qu’il est une personne à part entière, avec ses désirs et ses envies. Pourtant, son langage et sa motricité ne lui permettent pas toujours de réaliser ce qu’il souhaite. Résultat : la frustration explose en pleurs, cris, ou même en roulades par terre.
Exemple :Léo, 20 mois, veut attraper le téléphone de sa mère. Celle-ci lui dit « non » et range l’objet hors de portée. Léo hurle, se jette par terre et frappe le sol. Il n’exprime pas une « mauvaise » attitude, mais bien son impuissance à obtenir ce qu’il désire.
2. Accueillir l’émotion, pas le comportement
La clé ? Valider l’émotion (« Je vois que tu es très en colère ») tout en ne cédant pas à la demande si elle n’est pas raisonnable. L’enfant a besoin de se sentir compris, mais aussi de apprendre que certaines limites sont non-négociables.
Comment faire ?
Rester calme : Votre propre régulation émotionnelle est un modèle pour l’enfant.
Nommer l’émotion : « Tu es fâché parce que tu ne peux pas avoir le téléphone. C’est difficile, je comprends. »
Ne pas argumenter : À cet âge, les explications longues sont inefficaces.
Ignorer les comportements sans danger : Si l’enfant tape des pieds mais ne se met pas en danger, ne réagissez pas excessivement. Une attention trop marquée peut renforcer le comportement.
Exemple :Emma, 19 mois, lance sa cuillère par terre pendant le repas. Sa mère dit simplement : « Je vois que tu es frustrée. Quand tu auras fini de crier, tu pourras me dire ce que tu veux. » Elle ne ramasse pas la cuillère immédiatement, mais attend que la crise passe. Emma comprend peu à peu que sa colère ne donne pas de résultat, mais que ses besoins seront entendus une fois calmée.
3. Quand intervenir ?
Il est important de ne pas ignorer les comportements dangereux (pour l’enfant ou pour autrui). Dans ces cas, intervenez avec fermeté et douceur :
Protéger : « Je ne te laisse pas te frapper la tête contre le mur. »
Rediriger : « Tu peux taper ce coussin si tu es en colère. »
4. Prévenir les colères
Certaines situations sont propices aux crises. Anticipez :
Proposer des choix : « Veux-tu mettre ton pull bleu ou le rouge ? »
Annoncer les transitions : « Dans 5 minutes, on range les jouets. »
Éviter les situations de fatigue ou de faim : Un enfant fatigué ou affamé est plus vulnérable aux frustrations.
Conclusion :Les colères des 18-24 mois sont une étape normale du développement. En accueillant les émotions de votre enfant sans céder à ses demandes irréalistes, vous l’aidez à grandir en sécurité affective. Rappelez-vous : ce n’est pas contre vous qu’il se révolte, mais pour lui-même qu’il apprend à exister.
Et vous, comment gérez-vous les colères de votre tout-petit ? Partagez vos astuces en commentaire !


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